Château de Beynac

GLOSSAIRE

Embrasure de tir verticale à ébrasement intérieur.

Embrasure de tir horizontale à ébrasement intérieur.

Ouvrage connu dès l’Antiquité mais dont l’usage n’est réintroduit en Occident qu’au moment des croisades. La barbacane est un rempart avancé, souvent de forme circulaire, parfois séparée de la place par un fossé, protégeant les accès principaux. Elle constitue un sas entre l’extérieur et le château, ainsi qu’un bouclier pour celui-ci. La barbacane du château de Beynac fut intégralement reprise au XIXème siècle. Rien ne subsiste de la barbacane d’origine.

Un trou barrier est une ouverture destinée à recevoir une poutre afin de bloquer les ventaux d’une porte. Vous pourrez observer ces trous barrier dans la salle des Etats du Périgord ainsi que dans la barbacane du château.

Ouvrage bas fortifié, adapté au tir horizontal des canons. Un bastion, qu’il soit hémicylindrique ou pentagonal, forme une saillie sur l’enceinte d’une place forte afin d’en défendre les flancs.

Livre comprenant les originaux ou des copies des titres de propriété d’un seigneur ou d’une collectivité religieuse. C’est dans le cartulaire de l’abbaye de Cadouin, qu’est fait pour la première fois en 1115, mention du Seigneur de Beynac, lorsque plusieurs seigneurs périgourdins, dont Mainard de Beynac, offrent des terres à Robert d’Arbrissel, fondateur de l’abbaye de Fontevraud. C’est sur ces terres, en pleine forêt, qu’est fondé la même année l’abbaye de Cadouin, à quelques kilomètres du château de Beynac.

Du XIème au XIIIème siècle, ce terme désigne une position fortifiée – souvent sure une hauteur – qui contrairement aux châteaux forts ultérieurs, constitue toujours une agglomération. Protégé par une enceinte, le castrum comprend le logis du seigneur et des habitations paysannes, séparées de ce logis par des tours nobles – les maisons fortes des chevaliers chargés du maintien de l’ordre seigneurial. La plupart des habitations nobles fortifiées qu’on appelle « château forts » sont à l’origine, de telles forteresses.

Ouverture étroite ménagée dans un mur de terrassement afin de permettre l’écoulement des eaux d’infiltration. A ne pas confondre avec une meurtrière ou une archère.

Proche du petit village de Sireuil, non loin des Eyzies, le château de Commarque devient, de façon attestée, propriété des Beynac à partir du XIIIème siècle. La famille des Commarque conserve cependant une tour de chevalier au sein de l’enceinte et ce, jusqu’à la fin du XVIème siècle. Cette coexistence – parfois difficile – entre plusieurs seigneurs sur un même site fortifié, souligne qu’un château fort n’est pas nécessairement réservé à un unique seigneur, aussi puissant soit-il. L’abandon du site à la fin des guerres de Religion fait aujourd’hui de Commarque l’un des sites les plus intact du Périgord.

Pierre ou pièce de bois en saillie, servant de support (plancher, chemin de ronde, mâchicoulis, parapet, latrines…)

En architecture, se dit d’objets groupés deux par deux, sans être directement en contact. C’est à Beynac le cas des fenêtres du bâtiment de l’éperon.

v. 1150 – 1218, riche Seigneur d’Ile de France ayant participé à la quatrième croisade, Simon de Montfort prend part à la croisade contre les Albigeois dont il s’impose dès le début comme chef militaire. Il conquiert une à une les terres des seigneurs languedociens ; après neuf mois de siège devant Toulouse, il est tué par un boulet de pierre projeté depuis les remparts de la ville. Si Montfort prend Beynac, il en épargne le bâti probablement à la demande du Roi de France. Les seigneurs de Beynac étant ceux du pays resté fidèle au Roi de France contre les anglais.

Dans un château, petite chapelle réservée à la prière.

Arc allant d’un point d’appui à un autre en passant par la clef de voûte. A partir du XIIIème siècle, la croisée d’ogives devient un élément essentiel de l’architecture. Elle forme une armature permettant de faire reposer le poids de voûte sur les piles, soulageant ainsi les murs de ce poids.

Lieu aménagé pour la pêche dans un cours d’eau. Deux séries de pieux forment un V dont les extrémités sont situées en amont au bord de chaque rive, et dont la pointe, au milieu du cours d’eau, est constituée d’un sas où un filet permet de capturer les poissons. La forme et le nombre des pêcheries entravant la navigation, ces dernières disparaissent à partir du XVIIIème siècle.

Pont fixe, par opposition au pont-levis.

Les routiers sont des soldats irréguliers, organisés en bandes. Les compagnies de routiers, souvent au service d’un souverain – comme Mercadier le fut pour Richard cœur de Lion quand celui-ci lui fit don de Beynac en récompenses de ses services – sont surtout célèbres pour les pillages auxquels elles se livrent lorsqu’elles se retrouvent désœuvrées à la fin d’une opération.